L’Algérie en route vers la CdM 2026 : qualifications et joueurs clés

L’Algérie en route vers la Coupe du Monde 2026 a livré une campagne de qualification solide après l’élimination crève-cœur de la CAN 2024. Cet article revient sur le parcours qualificatif des Fennecs et sur les défis à relever avant le coup d’envoi en juin 2026.

Les qualifications africaines pour la CdM 2026

Le format inédit à 9 places

L’Afrique dispose désormais de 9 places directes pour la CdM 2026, contre 5 auparavant. La 10e place se joue via un barrage intercontinental. Cette augmentation s’explique par le passage à 48 équipes et permet à plus de nations africaines de viser la qualification.

Le format des qualifs : 9 groupes de 6 équipes. Le premier de chaque groupe est qualifié directement. Les 4 meilleurs deuxièmes disputent un tournoi de play-offs pour désigner le 10e candidat africain.

Le parcours sans faute des Fennecs

L’Algérie a bouclé son groupe avec 22 buts marqués et 6 encaissés en 10 matchs. 7 victoires, 2 nuls, 1 défaite. La défaite a eu lieu en déplacement contre le Mozambique (1-2), seule fausse note du parcours.

Les Fennecs ont battu leurs principaux concurrents : Guinée (3-0 et 1-0), Ouganda (2-1 et 4-0). Ces victoires ont sécurisé la première place avec 2 journées d’avance.

Les performances marquantes

Mahrez en feu

Riyad Mahrez a marqué 8 buts et délivré 6 passes décisives sur les 10 matchs. À 34 ans, il reste l’élément central du jeu offensif. Sa précision sur coups de pied arrêtés a fait la différence dans plusieurs rencontres serrées.

Son repositionnement en numéro 10 (plus axial) lui permet de toucher plus de ballons. Cette évolution tactique de Vladimir Petkovic porte ses fruits : moins de courses sur l’aile, plus d’influence sur le jeu collectif.

L’éclosion d’Amine Gouiri

Amine Gouiri (Marseille) a confirmé son statut de nouveau leader offensif avec 5 buts en 8 sélections sur les qualifs. Le profil polyvalent (peut jouer avant-centre ou ailier gauche) est un atout pour Petkovic.

À 26 ans, Gouiri sera dans sa pleine maturité au moment de la CdM 2026. Sa cote de marché est passée de 8 à 18 millions d’euros entre 2023 et 2026, signe de sa progression.

Les défis avant la CdM 2026

L’enjeu physique

L’effectif algérien compte plusieurs trentenaires : Mahrez (35 ans), Mandi (35), Slimani (38). La gestion physique sera centrale pour tenir le rythme d’une compétition à 48 équipes étalée sur 39 jours.

Les conditions climatiques aux États-Unis (chaleur extrême, humidité) pèsent sur les performances. Les matchs en milieu d’après-midi local atteignent régulièrement 35°C avec 70% d’humidité, conditions difficiles pour les organismes vieillissants.

La concurrence interne

Plusieurs jeunes Algériens binationaux frappent à la porte de la sélection : Rayan Cherki (Manchester City), Anis Hadj-Moussa (Feyenoord), Hugo Ekitiké (Liverpool, qui pourrait choisir l’Algérie selon ses droits). Le casse-tête de Petkovic est ouvert.

L’historique algérien en CdM

4 participations précédentes

L’Algérie a participé à 4 Coupes du Monde avant 2026 : 1982, 1986, 2010, 2014. Bilan global : 5 victoires, 2 nuls, 9 défaites. La meilleure performance reste les huitièmes de finale en 2014 face à l’Allemagne (1-2 après prolongation).

Le moment fort historique : la victoire 2-1 contre l’Allemagne en 1982, lors du premier match de poule. Cette victoire restera comme l’un des plus grands exploits africains en CdM.

Les ambitions 2026

L’objectif officiel est de battre le record de 2014 (huitièmes) en atteignant les quarts. Le format à 48 équipes facilite la qualification au tour suivant, ce qui rend cet objectif réaliste.

Pour les parieurs, la cote sur “Algérie en quarts” se négocie autour de 12. Sur 100€ misés, gain potentiel de 1 200€. C’est un pari à valeur si tu crois aux performances de Mahrez et Gouiri.

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