Coupe du Monde 1998 : retour sur les événements marquants

La Coupe du Monde 1998 en France reste l’un des sommets de l’histoire des Bleus. À 28 ans de distance, retour sur les événements marquants de cette compétition légendaire, alors que la CdM 2026 s’apprête à écrire une nouvelle page du football mondial.

Le contexte de la CdM 1998

Une compétition à 32 équipes

La CdM 1998 était la première à 32 équipes, contre 24 auparavant. Le format passait à 8 groupes de 4, suivi d’un tableau à élimination directe à 16 équipes. C’est ce format qui a perduré jusqu’en 2022, avant le passage à 48 équipes en 2026.

10 villes françaises ont accueilli les 64 matchs. Le Stade de France, inauguré en janvier 1998, a hébergé la finale. Capacité du stade : 81 338 places, comparable au MetLife Stadium qui accueillera la finale 2026.

Les favoris de l’époque

Le Brésil partait grand favori avec une cote de 4, en tant que tenant du titre. La France hôte arrivait à 9. L’Allemagne, l’Argentine et l’Italie complétaient le top 5. Les pronostics donnaient le Brésil en finale, sans véritable doute sur le vainqueur.

Le parcours triomphal des Bleus

Une phase de groupe maîtrisée

La France a remporté ses 3 matchs de poule : 3-0 contre l’Afrique du Sud, 4-0 contre l’Arabie Saoudite, 2-1 contre le Danemark. 9 buts marqués, 1 encaissé. Une efficacité offensive qui rassurait sur les ambitions des Bleus.

Le huitième de finale face au Paraguay a été plus tendu : 1-0 après prolongation grâce à un but en or de Laurent Blanc. Le système du but en or n’existe plus depuis 2004, mais avait dynamisé les prolongations à l’époque.

Quart, demi-finale et finale

Quart de finale épique contre l’Italie : 0-0 après prolongation, 4-3 aux tirs au but. Demi-finale contre la Croatie 2-1 grâce à 2 buts de Lilian Thuram, ses deux seuls buts en sélection sur 142 capes.

La finale contre le Brésil restera l’une des plus marquantes de l’histoire : 3-0 pour la France avec un doublé de Zidane et un but de Petit. Le Brésil de Ronaldo, fragilisé par un malaise mystérieux, n’a jamais pu inquiéter les Bleus.

Les événements marquants hors terrain

L’incident Beckham et la déception anglaise

Le huitième Argentine-Angleterre reste mémorable. Beckham expulsé pour un coup de pied à Simeone après 47 minutes. L’Angleterre, réduite à 10, tient le 2-2 mais s’incline aux tirs au but. Beckham deviendra symbole du fail anglais avant sa rédemption en 2002.

Au-delà du tirage, cette élimination a marqué un tournant pour la sélection anglaise. Beckham a reçu des menaces de mort à son retour en Angleterre. Une dimension tragique qui montre la pression du football mondial.

Le malaise de Ronaldo

Quelques heures avant la finale, Ronaldo Nazário fait un malaise. Initialement écarté de la composition, il joue finalement après pression du sponsor Nike selon les rumeurs. Sa prestation en finale reste fantomatique. Il marquera 8 buts à la CdM 2002 pour effacer cette image.

L’héritage de la CdM 1998

L’effet “Black-Blanc-Beur”

La victoire 1998 a porté l’image d’une France multiculturelle avec des joueurs comme Zidane (origines kabyles), Thuram (Guadeloupe), Karembeu (Nouvelle-Calédonie), Boghossian (origines arméniennes). Le slogan “Black-Blanc-Beur” est devenu un symbole, même si son interprétation a évolué depuis.

L’élan a duré jusqu’à l’Euro 2000 (gagné), puis s’est essoufflé avec l’élimination dramatique de la CdM 2002 (3 matchs, 0 but). Le bilan reste : 1 CdM + 1 Euro consécutifs, exploit jamais reproduit depuis par aucune nation.

La CdM 2026 : 28 ans après

2026 marquera le retour potentiel d’une France au sommet. Comme en 1998, l’équipe alignera des joueurs des meilleurs clubs européens : Mbappé (Real Madrid), Camavinga (Real), Dembélé (Barça), Tchouaméni (Real). La densité d’effectif est comparable.

Différence majeure : la France ne joue pas chez elle en 2026. L’avantage du terrain a souvent compté pour les nations victorieuses. Mais la profondeur d’effectif et l’expérience accumulée depuis 2018 peuvent compenser.

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